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22 February 2022
Clément SMIGIEL - Marketing Digital

Télétravail et droit à la déconnexion, le nouvel enjeu de la décennie ?

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Les avancées technologiques permettent à de nombreuses personnes d’effectuer leur travail à distance, assouplissant au passage la notion de proximité géographique. Mais ces progrès font également surgir un nouveau problème qu’est celui d'un flou constant entre la sphère privée et la sphère professionnelle. Nous allons voir dans cet article quel est l'impact de la non-déconnexion et comment améliorer les choses pour le bien-être des salariés.

 

Définition du droit à la déconnexion

Visioconférences, emails, messageries instantanées… les outils de communication mis à disposition des salariés sont nombreux. Le numérique est aujourd’hui au cœur du monde de travail et les salariés sont désormais « connectés » que ce soit pendant les heures de travail mais, également hors du temps de travail.

Le droit à la déconnexion a fait son apparition dans le code du travail en 2016. C’est le 1er janvier 2017 qu’est entrée en vigueur la « Loi Travail » (nommée également Loi El Khomri) qui oblige toutes les entreprises de plus de 50 salariés à mettre en place des règles de déconnexion au cours des NAO (Négociations annuelles obligatoires).

Les entreprises doivent déployer des méthodes afin de réguler les utilisations des outils numériques. L’objectif par le droit à la déconnexion est d’assurer le respect des temps de repos, de congés tout en garantissant un bon équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

 

L'importance du droit à la déconnexion

L'expansion des outils numériques nécessite désormais de nouvelles règles pour garantir le repos et la santé des travailleurs. C'est d'autant plus le cas à une époque où la frontière entre vie privée et vie professionnelle est de plus en plus mince, au fil des évolutions sociologiques et technologiques de notre société.

Il y a aussi un point qui est souvent négligé, qui concerne l'aspect psychologique de la connexion en continu, qui donne à certains employés l'assurance d'être des bons éléments de leur équipe. Il y a donc cette pression d’effet de groupe qui est parfois mise en place, au détriment du droit à la déconnexion. *

Retenez notamment que 33, 5 % des salariés dans notre pays restent connectés à leur boîte mail professionnel pendant leurs vacances... et que 27 % culpabilisent lorsqu'ils ne font pas ! Dans un sens, le lien de subordination perdure même lors des plages de repos du salarié. Certains ont d'ailleurs peur de l'image qu'ils peuvent donner s'ils n'ouvrent pas les mails importants, en dehors des jours ouvrés. On revient à nouveau à la pression exercée par les supérieurs hiérarchiques, un point qu'il faut réellement prendre en compte afin d'éviter le risque d'épuisement au travail du salarié, aussi appelé burn-out.

 

Quelle est la législation mise en place et le rôle des entreprises ?

Depuis janvier 2017, la loi travail indique que tout salarié a le droit, en dehors de ses heures de bureau, de se déconnecter totalement de ses mails. Cette législation souvent ignorée ou méconnue, a pris un rôle important dans le débat public notamment avec l'explosion du télétravail, suite à la crise sanitaire début 2020.

Il faut apprendre à tous les salariés, en particulier aux dirigeants et aux managers, à ne pas exercer de pression quant à la disponibilité numérique de leurs collaborateurs. Cela peut, par exemple, être encouragé par la mise en place de messages automatiques lorsqu'une certaine heure est dépassée. Il est aussi possible de regarder les horaires des mails et de s'entretenir, de manière bienveillante, avec les employés qui ont tendance à dépasser les emplois du temps mis en place.

Des règles doivent également être instaurées par l'entreprise, afin de réguler les heures supplémentaires dues au tout connecté et, surtout, qu'elles soient rémunérées en tant que telles. L'établissement d'une réglementation précise dans la charte éthique de l'entreprise, par exemple, est un bon moyen de rendre effective le droit à la déconnexion au travail. Enfin, l'usage d'un simulateur d'heures supplémentaires peut aussi permettre, au cas par cas, de prendre conscience de l'ampleur du problème pour mieux le résoudre.

Beaucoup d'actions peuvent être mises en place pour garantir un équilibre et respecter le droit de déconnexion des employés. Avoir des règles établies et former des managers en amont peut être un bon début dans la lutte contre l'hyper connexion. Il faut aussi responsabiliser et autonomiser les salariés sur leur gestion de poste. En fin de compte, le rapport au temps de travail est aussi une histoire d'individualité et de cadre de vie, qui diffère selon le statut de chaque salarié (avec ou sans enfants, marié, célibataire, senior...). Quoi qu'il en soit, il faut que les règles mises en place soit toujours un projet collaboratif avec les employés pour veiller à leur bon épanouissement au sein de l'entreprise.