23 March 2020
Bérénice MALCORPI -

Existe-t-il un bon et un mauvais stress au travail ?

Existe-t-il un bon et un mauvais stress au travail ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24% des salariés sont dans un état d’hyperstress au travail, c’est-à-dire à un niveau de stress trop élevé et donc à risque pour leur santé.  Dans le même temps, nous aimons parler de bon et de mauvais stress ! Mais qu’en est-il vraiment ?

Laura SADOWSKI, psychologue du travail vous répond dans le module E-learning « Prévention des RPS dans l’entreprise ».

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Les facteurs de stress sont regroupés en six grandes familles :

Premièrement : l ’intensité et le temps de travail : par exemple les exigences excessives de travail, la complexité du travail ou bien même les difficultés de concilier vie professionnelle et personnelle.

Le 2ème facteur de stress concerne les exigences émotionnelles : par exemple les tensions avec d’autres personnes ou l’obligation de cacher ses émotions.

3ème facteur : le manque d’autonomie : à cause des procédures trop rigides, ou encore de la sous-utilisation des compétences, etc.

Le stress est également causé par les rapports sociaux de travail dégradés : conflit entre collègues ou avec l’encadrement, manque de reconnaissance.

Cinquièmement, les conflits de valeurs engendrent du stress : comme devoir faire des choses que l’on désapprouve ou encore ne pas avoir les moyens de faire correctement son travail.

Enfin, l’insécurité de sa situation de travail peut causer du stress : avec par exemple la peur de perdre son emploi ou encore l’incertitude sur l’avenir de son métier.

 

Ces causes du stress étant énoncés, relativisons le stress, car nous avons tous besoin quotidiennement, de stress : de « bon stress ».

En effet, le bon stress décuple nos Capacités et nous permet de donner le meilleur de nous-même. Et nous pourrions être régulièrement sollicité pour effectuer un travail intense : à condition que nous ayons des moments de décompression ! En effet, le plaisir éprouvé dans ces moments de décompression viendra effondrer les hormones du stress négatif, et en réparer les lésions.

Ainsi, un juste équilibre entre nos activités professionnelles, qui peuvent engendrer de la « pression » et nos activités personnelles, permettant des moments de « décompression », pourra nous préserver du mauvais stress.

Notez que la différence entre le « bon » et le « mauvais stress » est dans la perception de l’Individu. En effet, nos pensées provoquent une réponse hormonale pour notre Corps : le bon ou le mauvais stress. Ainsi une même situation peut être vécue comme un stress positif ou un stress négatif, à chacun de se positionner !

Pour voir le programme complet du module E-learning « Prévention des RPS dans l’entreprise », cliquez-ici :